Cette peur immonde enahit mon oeil jusqu'a le faire déborder et inonder mon coeur.

Cette peur immonde enahit mon oeil jusqu'a le faire déborder et inonder mon coeur.
Je ne saurais comment présenter cet espace qui est mien mais je vais faire de mon mieux. Je me présente, Zombie Vengeance. Je ne metterai pas mon nom réel car ceci est inutile au savoir des gens qui ne me connaissent pas et ceux qui me connaissent le sauront déja. J'ai 16 ans et je vis au Québec. Un tres bel endroit selon ce que j'en pense. Quant a mes interets et informations, je peux dire que je suis bisexuelle, que j'adore l'art sur toute ses formes, je suis maniaque des veux classiques comme dracula et frankenstein et que pour me comprendre il faut me connaitre. Alors, voici mon petit endroit.


# Postato mercoledì 25 marzo 2009 17:42

Modificato giovedì 20 agosto 2009 21:40

En vérité, quoique je marche à travers la vallée de l'Ombre... -Psaumes de David

En vérité, quoique je marche à travers la vallée de l’Ombre…             -Psaumes de David
Une nouvelle de Edgar Allan Poe intitulée Ombre.


Vous qui me lisez, vous êtes encore parmi les vivants ; mais moi qui écris, je serai depuis longtemps parti pour la région des ombres. Car, en vérité, d'étranges choses arriveront, bien des choses secrètes seront révélées, et bien des siècles passeront avant que ces notes soient vues par les hommes. Et quand ils les auront vues, les uns ne croiront pas, les autres douteront, et bien peu d'entre eux trouveront matière à méditation dans les caractères que je grave sur ces tablettes avec un stylus de fer.

L'année avait été une année de terreur, pleine de sentiments plus intenses que la terreur, pour lesquels il n'y a pas de nom sur la terre. Car beaucoup de prodiges et de signes avaient eu lieu, et de tous côtés, sur la terre et sur la mer, les ailes noires de la Peste s'étaient largement déployées. Ceux-là néanmoins qui étaient savants dans les étoiles n'ignoraient pas que les cieux avaient un aspect de malheur ; et pour moi, entre autres, le Grec Oinos, il était évident que nous touchions au retour de cette sept cent quatre-vingt quatorzième année, où, à l'entrée du Bélier, la planète Jupiter fait sa conjonction avec le rouge anneau du terrible Saturne. L'esprit particulier des cieux, si je ne me trompe grandement, manifestait sa puissance non seulement sur le globe physique de la terre, mais aussi sur les âmes, les pensées et les méditations de l'humanité.

Une nuit, nous étions sept, au fond d'un noble palais, dans une sombre cité appelée Ptolémaïs, assis autour de quelques flacons d'un vin pourpre de Chios. Et notre chambre n'avait pas d'autre entrée qu'une haute porte d'airain ; et la porte avait été façonnée par l'artisan Corinnos, et elle était d'une rare main-d'½uvre, et fermait en dedans. Pareillement, de noires draperies, protégeant cette chambre mélancolique, nous épargnaient l'aspect de la lune, des étoiles lugubres et des rues dépeuplées ; mais le pressentiment et le souvenir du Fléau n'avaient pas pu être exclus aussi facilement. Il y avait autour de nous, auprès de nous, des choses dont je ne puis rendre distinctement compte, des choses matérielles et spirituelles, une pesanteur dans l'atmosphère, une sensation d'étouffement, une angoisse, et, par-dessus tout, ce terrible mode de l'existence que subissent les gens heureux, quand les sens sont cruellement vivants et éveillés, et les facultés de l'esprit assoupies et mornes. Un poids mortel nous écrasait. Il s'étendait sur nos membres, sur l'ameublement de la salle, sur les verres dans lesquels nous buvions ; et toutes choses semblaient opprimées et prostrées dans cet accablement, tout, excepté les flammes des sept lampes de fer qui éclairaient notre orgie. S'allongeant en minces filets de lumière, elles restaient toutes ainsi, et brûlaient pâles et immobiles ; et dans la table ronde d'ébène autour de laquelle nous étions assis, et que leur éclat transformait en miroir, chacun des convives contemplait la pâleur de sa propre figure et l'éclair inquiet des yeux mornes de ses camarades. Cependant nous poussions nos rires, et nous étions si gais à notre façon, une façon hystérique ; et nous chantions les chansons d'Anacréon, qui ne sont que folie ; et nous buvions largement, quoique la pourpre du vin nous rappelât la pourpre du sang. Car il y avait dans la chambre un huitième personnage, le jeune Zoïlus. Mort, étendu tout de son long et enseveli, il était le génie et le démon de la scène. Hélas ! Il n'avait point de sa part de notre divertissement, sauf que sa figure, convulsée par le mal, et ses yeux, dans lesquels la Mort n'avait éteint qu'à moitié le feu de la peste, semblaient prendre à notre joie autant d'intérêt que les morts sont capables d'en prendre à la joie de ceux qui doivent mourir. Mais, bien que moi, Oinos, je sentisse les yeux du défunt fixés sur moi, cependant je m'efforçais de ne pas comprendre l'amertume de leur expression, et, regardant opiniâtrement dans les profondeurs du miroir d'ébène, je chantais d'une voix haute et sonore les chansons du poète de Téos. Mais graduellement mon chant cessa, et les échos, roulant au loin parmi les noires draperies de la chambre, devinrent faibles, indistincts, et s'évanouirent. Et voilà que du fond de ces draperies noires où allait mourir le bruit de la chanson s'éleva une ombre, sombre, indéfinie, une ombre semblable à celle que la lune, quand elle est basse dans le ciel, peut dessiner d'après le corps d'un homme ; mais ce n'était l'ombre ni d'un homme, ni d'un dieu, ni d'aucun être connu. Et frissonnant un instant parmi les draperies, elle resta enfin, visible et droite, sur la surface de la porte d'airain. Mais l'ombre était vague, sans forme, indéfinie : ce n'était l'ombre ni d'un homme, ni d'un dieu, ni d'un dieu de Grèce, ni d'un dieu de Chaldée, ni d'aucun dieu égyptien. Et l'ombre reposait sur la grande porte de bronze et sous la corniche cintrée, et elle ne bougeait pas, et elle ne prononçait pas une parole, mais elle se fixait de plus en plus, et elle resta immobile. Et la porte sur laquelle l'ombre reposait était, si je m'en souviens bien, tout contre les pieds du jeune Zoïlus enseveli. Mais nous, les sept compagnons, ayant vu l'ombre, comme elle sortait des draperies, nous n'osions pas la contempler fixement ; mais nous baissions les yeux, et nous regardions toujours dans les profondeurs du miroir d'ébène. Et, à la longue, moi, Oinos, je me hasardai à prononcer quelques mots à voix basse, et je demandai à l'ombre sa demeure et son nom. Et l'ombre répondit :

— Je suis OMBRE, et ma demeure est à côté des Catacombes de Ptolémaïs, et tout près de ces sombres plaines infernales qui enserrent l'impur canal de Charon !

Et alors, tous les sept, nous nous dressâmes d'horreur sur nos sièges, et nous nous tenions tremblants, frissonnants, effarés ; car le timbre de la voix de l'ombre n'était pas le timbre d'un seul individu, mais d'une multitude d'êtres ; et cette voix, variant ses inflexions de syllabe en syllabe, tombait confusément dans nos oreilles en imitant les accents connus et familiers de mille et mille amis disparus !

En souvenir d'un être cher que j'ai adoré plus que tout et que je n'oublirai jamais.

# Postato mercoledì 25 marzo 2009 19:45

Modificato giovedì 20 agosto 2009 21:44

Je ne suis que ce que je veux bien être.

Je ne suis que ce que je veux bien être.
Certaines personnes me définissent comme étant étrange, mais qu'est-ce qu'être étrange?
Étrange : Adgectif, Qui est inhabituel, bizarre.
Synonymes : anormal, biscornu, bizarre, bizarroïde, curieux, drôle, étonnant, excentrique, exotique, inaccoutumé, inexplicable, inhabituel, insolite, saugrenu.
Derière les mots se cache des sentiments. Un mot dépourvue de sentiment ne veux rien dire. Par exemple, le sens des paroles lorsque vous entendez une fille crier a l'aide différera de la maniere dont elle le dit. Un hurlement changera de simples paroles. Un simple je t'aime lancé comme sa ne sera pas réel, les sentiments lui donneront un sens.
Pour revenir a ce que je disais, les gens me définissent comme étant étrange, gentille, niaiseuse, drole, spontanée, spéciale, attentionnée, impatiante, exentrique, a l'écoute des autres, passionnée, etc.
Seulement cela ne me décris pas. Pourquoi? Parce que mon attitude diffère d'une personne a une autre. Et que de simples mots ne serviront pas a me décrire, surtout si ils sont écrient sur un endroit comme celui-ci ou les émotions de transpercent pas réelement les textes, tout dépendament de la perseption du lecteur.

# Postato martedì 31 marzo 2009 07:57

Modificato giovedì 20 agosto 2009 21:41

Je ne suis que la pale vérité que ce que je suis réelement.

Je ne suis que la pale vérité que ce que je suis réelement.
Je ne fais pas cet espace pour être populaire. Ceux qui le veulent bien laisseront des commentaires pertinant. Et je ne demande pas des visites a l'infini. Oui cela fait plaisir mais ce n'est pas utile.
-Certaines personnes ne me connaissent pas et me jugent. Le jugement, cette action guide trop les gens. Juger sans connaître je veux dire. J'aimerais que les gens comprennent ma facon de penser, que tu ne peux juger quelqu'un sans avoir appris a connaitre le fond de celle-ci. Une personne peut projeter ce qu'elle veut pourtant sans jamais réelement dévoiler ce qu'elle est. Réfléchissez-y, peut être découvreriez vous que les gens qui vous entourent sont peut-être mieux que vous le pensiez. Il faut aprécier les gens a leur juste valeur, leur dire ce qu'ils sont pour nous car nous ne sauront jamais quand ils pourront partir et on pourrais le regretter.

# Postato martedì 31 marzo 2009 18:14

Modificato lunedì 24 agosto 2009 18:31

Et l'homme tremblait dans la solitude : — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher. - Edgar Allan Poe

Et l’homme tremblait dans la solitude : — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher. - Edgar Allan Poe
La crête des montagnes sommeille ; la vallée, le rocher et la caverne sont muets.

Alcman.


Écoutez-moi, — dit le Démon, en plaçant sa main sur ma tête —. La contrée dont je parle est une contrée lugubre en Libye, sur les bords de la rivière Zaïre. Et là, il n'y a ni repos ni silence.

Les eaux de la rivière sont d'une couleur safranée et malsaine ; et elles ne coulent pas vers la mer, mais palpitent éternellement, sous l'oeil rouge du Soleil, avec un mouvement tumultueux et convulsif. De chaque côté de cette rivière au lit vaseux s'étend, à une distance de plusieurs milles, un pâle désert de gigantesques nénuphars. Ils soupirent l'un vers l'autre dans cette solitude, et tendent vers le ciel leurs longs cous de spectres, et hochent de côté et d'autre leurs têtes sempiternelles. Et il sort d'eux un murmure confus qui ressemble à celui d'un torrent souterrain. Et ils soupirent l'un vers l'autre.

Mais il y a une frontière à leur empire, et cette frontière est une haute forêt, sombre, horrible. Là, comme les vagues autour des Hébrides, les petits arbres sont dans une perpétuelle agitation. Et cependant il n'y a pas de vent dans le ciel. Et les vastes arbres primitifs vacillent éternellement de côté et d'autre avec un fracas puissant. Et de leurs hauts sommets filtre, goutte à goutte, une éternelle rosée. Et à leurs pieds d'étranges fleurs vénéneuses se tordent dans un sommeil agité. Et sur leurs têtes, avec un frou-frou retentissant, les nuages gris se précipitent, toujours vers l'ouest, jusqu'à ce qu'ils roulent en cataracte derrière la muraille enflammée de l'horizon. Cependant il n'y a pas de vent dans le ciel. Et sur les bords de la rivière Zaïre, il n'y a ni calme ni silence.

C'était la nuit, et la pluie tombait ; et quand elle tombait, c'était de la pluie, mais quand elle était tombée, c'était du sang. Et je me tenais dans le marécage parmi les grands nénuphars, et la pluie tombait sur ma tête, — et les nénuphars soupiraient l'un vers l'autre dans la solennité de leur désolation.

Et tout d'un coup, la lune se leva à travers la trame légère du brouillard funèbre, et elle était d'une couleur cramoisie. Et mes yeux tombèrent sur un énorme rocher grisâtre qui se dressait au bord de la rivière, et qu'éclairait la lueur de la lune. Et le rocher était grisâtre, et sinistre, et très haut, — et le rocher était grisâtre. Sur son front de pierre étaient gravés des caractères ; et je m'avançai à travers le marécage de nénuphars, jusqu'à ce que je fusse tout près du rivage, afin de lire les caractères gravés dans la pierre. Mais je ne pus pas les déchiffrer. Et j'allais retourner vers le marécage, quand la lune brilla d'un rouge plus vif ; et je me retournai, et je regardai de nouveau vers le rocher et les caractères ; — et ces caractères étaient : Désolation.

Et je regardai en haut, et sur le faîte du rocher se tenait un homme ; et je me cachai parmi les nénuphars afin d'épier les actions de l'homme. Et l'homme était d'une forme grande et majestueuse, et, des épaules jusqu'au pieds, enveloppé dans la toge de l'ancienne Rome. Et le contour de sa personne était indistinct, — mais ses traits étaient les traits d'une divinité ; car, malgré le manteau de la nuit, et du brouillard, et de la lune, et de la rosée, rayonnaient les traits de sa face. Et son front était haut et pensif, et son oeil était effaré par le souci ; et dans les sillons de sa joue je lus les légendes du chagrin, de la fatigue, du dégoût de l'humanité, et d'une grande aspiration vers la solitude.

Et l'homme s'assit sur le rocher, et appuya sa tête sur sa main, et promena son regard sur la désolation. Il regarda les arbrisseaux toujours inquiets et les grands arbres primitifs ; il regarda, plus haut, le ciel plein de frôlements, et la lune cramoisie. Et j'étais blotti à l'abri des nénuphars, et j'observais les actions de l'homme. Et l'homme tremblait dans la solitude ; — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher.

Et l'homme détourna son regard du ciel, et le dirigea sur la lugubre rivière Zaïre, et sur les eaux jaunes et lugubres, et sur les pâles légions de nénuphars. Et l'homme écoutait les soupirs des nénuphars et le murmure qui sortait d'eux. Et j'étais blotti dans ma cachette, et j'épiais les actions de l'homme. Et l'homme tremblait dans la solitude ; — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher.

Alors je m'enfonçai dans les profondeurs lointaines du marécage, et je marchai sur la forêt pliante de nénuphars, et j'appelai les hippopotames qui habitaient les profondeurs du marécage. Et les hippopotames entendirent mon appel et vinrent avec les béhémoths jusqu'au pied du rocher, et rugirent hautement et effroyablement sous la lune. J'étais toujours blotti dans ma cachette, et je surveillais les actions de l'homme. Et l'homme tremblait dans la solitude : — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher.

Alors je maudis les éléments de la malédiction du tumulte ; et une effrayante tempête s'amassa dans le ciel, où naguère il n'y avait pas un souffle. Et le ciel devint livide de la violence de la tempête, — et la pluie battait la tête de l'homme, — et les flots de la rivière débordaient, — et la rivière torturée jaillissait en écume, — et les nénuphars criaient dans leurs lits, — et la forêt s'émiettait au vent, — et le tonnerre roulait, — et l'éclair tombait, — et le roc vacillait sur ses fondements. Et j'étais toujours blotti dans ma cachette pour épier les actions de l'homme. Et l'homme tremblait dans la solitude ; — cependant, la nuit avançait, et il restait assis sur le rocher.

Alors je fus irrité, et je maudis de la malédiction du silence la rivière et les nénuphars, et le vent, et la forêt, et le ciel, et le tonnerre, et les soupirs des nénuphars. Et ils furent frappés de la malédiction, et ils devinrent muets. Et la lune cessa de faire péniblement sa route dans le ciel, — et le tonnerre expira, — et l'éclair ne jaillit plus, — et les nuages pendirent immobiles, — et les eaux redescendirent dans leur lit et y restèrent, — et les arbres cessèrent de se balancer, — les nénuphars ne soupirèrent plus, — et il ne s'éleva plus de leur foule le moindre murmure, ni l'ombre d'un son dans tout le vaste désert sans limites. Et je regardai les caractères du rocher et ils étaient changés ; — et maintenant ils formaient le mot : Silence.

Et mes yeux tombèrent sur la figure de l'homme, et sa figure était pâle de terreur. Et précipitamment il leva sa tête de sa main, il se dressa sur le rocher, et tendit l'oreille. Mais il n'y avait pas de voix dans tout le vaste désert sans limites, et les caractères gravés sur le rocher étaient : Silence. Et l'homme frissonna, et il fit volte-face, et il s'enfuit loin, loin, précipitamment, si bien que je ne le vis plus.


— Or, il y a de biens beaux contes dans les livres des Mages, — dans les mélancoliques livres des Mages, qui sont reliés en fer. Il y a là, dis-je, de splendides histoires du Ciel, et de la Terre, et de la puissante Mer, — et des Génies qui ont régné sur la mer, sur la terre et sur le ciel sublime. Il y avait aussi beaucoup de science dans les paroles qui ont été dites par les Sybilles ; et de saintes, saintes choses ont été entendues jadis par les sombres feuilles qui tremblaient autour de Dodone ; mais, comme il est vrai qu'Allah est vivant, je tiens cette fable que m'a contée le Démon, quand il s'assit à côté de moi dans l'ombre de la tombe, pour la plus étonnante de toutes ! Et quand le Démon eut fini son histoire, il se renversa dans la profondeur de la tombe, et se mit à rire. Et je ne pus pas rire avec le Démon, et il me maudit parce que je ne pouvais pas rire. Et le lynx, qui demeure dans la tombe pour l'éternité, en sortit, et il se coucha aux pieds du Démon, et il le regarda fixement dans les yeux.

Une autre nouvelle de Edgar Allan Poe

# Postato martedì 31 marzo 2009 19:49

Modificato giovedì 20 agosto 2009 21:47

Le monstre de Frankenstein.

Le monstre de Frankenstein.
Frankenstein, un monstre, selon les apparances que l'on lui donne.

Victor Frankenstein, un homme passioné par la science et la pierre philosophale trouve le secret de la vie. Pendent des mois il se dévoue a cette tache, créer la vie par la science. Seulement son résultat est un homme surhumain mais hideux en apparance. Dès lors qu'il donne son premier souffles, Victor effrayé de sa création s'enfui chez son meilleur ami d'enfance, Clerval. A la suite il tombera très malade, mais sa santé reviendra quelques mois plus tard. Peu après, Victor apprend que son frère, William Frankenstein a été assassiné. Rendu sur le lieu du crime, il apercoit sa création, le monstre. Après être parti subtilement, il apprend que la servante de la famille Frankenstein, Justine Moritz, est accusé du meurtre. Par contre, Victor sais bien qu'elle n'y est pour rien, que c'est le monstre qui a tué son frère. Il tentera de la prouver innocente, mais elle sera condamner a mort avant et sera pendu jusqu'a ce que mort s'en suive. Plein de haine contre sa création, il accourt pour le chercher et c'est alors que le monstre lui raconte son histoire. Livré a elle même, sa création a du apprendre a vivre seul. Il entra vite en contacte avec les humais qui, éffrayé par son hideuse apparance, le chassaient. Il observa une famille qui enseignait a une étrangère a parler et a lire et c'est comme cela que le monstre apprit a lire et parler. Peu après il parla avec le père Frankenstein qui lui seul l'acceptait dans la famille, les autres le regettait. Le monstre décida donc de chercher son créateur et découvrit le frère a Victor, qu'il tua quant il apprit qui était son père et fit passer le crime sur le dos de la servante Justine Moritz. Victor se voit donc demandé par le monstre de lui créer une femme pour qu'ils puisse vivre ensembles éloignés, ce qu'il acceptera a contrecoeur. Pendent ses travaux pour créer la femme du monstre, Victor se rendit compte que cette expériance pourrait donner l'occasion a sa création d'avoir des enfants, ce qui serait un grave peril pour les humains. Il détruit donc son oeuvre innachevé pendent que le monstre arrivait. Quand il vit cela, le monstre jura a Victor de le suivre et de transformer sa vie en enfer avant de s'enfuir. Victor jettera donc ses instruments scienfitiques a la mer et apprit le meurtre de son ami d'enfance Clerval. Le monstre avait tennue sa promesse et avait fait passer le meurtre sur le dos de Victor. Il tombera alors malade et guérit a la suite de son innocence prouvé a l'aide de son père. Victor commencera donc les préparations de son mariage avec sa soeur adoptive Elizabeth. Le jour du mariage le monstre tura donc celle-ci. Horrifié, Victor avertira son père qui en mourra. Victor dédira donc sa vie a la poursuite du monstre pour que l'un deux survive, mais le monstre s'amusant de cette situation et conscient de sa supériorité ammenera celui-ci dans le nord, car le froid ne l'atteindra pas. Victor se perdra et se fit retrouver par un homme prénomé Robert Walton a qui il racontera son histoire avant de mourir, a bout de force. Le monstre arrivera peu après et, en apprenant la mort de son créateur, manifestera du dégout envers lui même face aux meurtres qu'il a commis pour se venger d'un créateur irresponsable et inconscient. Cependant il répugne celui-ci car il l'avait répugner de l'espèce humaine et avait détruit ses bonnes aspirations. Le monstre annoncera son désir de mettre fin a sa vie, mais finalement disparaitra dans le brouillard. Il devint donc le monstre de Frankenstein.

# Postato mercoledì 01 aprile 2009 20:42

La personne qui vous est le plus chère est souvent celle qui ne va point s'en rendre compte.

La personne qui vous est le plus chère est souvent celle qui ne va point s'en rendre compte.
Elle est la personne la plus chère a mon coeur. Je ne dirai pas son sex, son age ni même son nom. Si elle se reconnait, ce don je doute, elle comprendra. Je la connais depuis longtemps, plusieurs années et j'ai toujours été proche d'elle. Elle m'a supporter dans mes hauts et mes bas, ma aidé, aimé, blessé et fait pleurer. Je l'ai toujours aimé, plus que nimporte qui sur cette pauvre terre. Seulement, s'en est-elle rendu compte ? Je ne le crois pas. Aujourd'hui, elle m'a démontrer que je ne passe pas au premier rang, mais après une autre personne. Que faire quand la personne que l'on aime le plus au monde, pas nécesserement d'un amour flamboyant, mais d'un amour d'amis? Je ne le sais pas du tout, j'assume je le crois bien. Elle fait passer son amour flamboyant avant, seulement je ne peux pas lui en vouloir car je l'aime tellement et j'y tien tellement que je ne peux qu'attendre de peut-être un jour prendre la même place pour lui que ce qu'elle est pour moi. Je ne pourrai jamais la détester, car je l'aime trop, de tout les amours possible. Elle me manque, j'attend son retour auprès de moi. Car cela fait plusieurs mois que je ne l'ai pas vus. Elle me manque plus que jamais. Maintenant que l'autre est partit, ceux qui savent de qui je parle comprendront, elle est plus importante que jamais pour moi. Elle est la seule a me comprendre réelement dans tout ce que je fais, a savoir comment me faire rire, a me faire sourir nimporte quand, qui me fait sourir a la simple mention de son nom...

# Postato sabato 04 aprile 2009 21:10

Modificato domenica 12 aprile 2009 13:52

Je suis née la bonté au coeur et je repars maintenant la mort dans l'âme. Adieu Frankenstein!

Je suis née la bonté au coeur et je repars maintenant la mort dans l'âme. Adieu Frankenstein!
Il vien un moment dans la vie d'une personne ou celle-ci se demande si elle est vraiment utile, ce qu'elle fait de bon et de mauvais et commence a se rendre compte de beaucoup de choses. - Tiré des paroles d'un être cher, peut-être même trop cher..

La vie est effémère, comme sera l'amour que je porte pour toi en mon coeur.
Et maintenant je peux le dire, l'amoure que je porte pour toi en mon coeur a été éffemère. Je ne tien qu'a toi comme un simple ami.

"L'homme étais posé sur une chaise de bois, ligoté et baillonné. Cet homme était le compte, homme assez exentrique et étrange. Il essaillais de hurler sa peur et son désespoir car il n'était point seul et il le savait. Son meurtrier enleva le bout de tissu qui empèchais le compte de parler quand celui-ci cria du plus fort qu'il pue ce que son assassin lui voulait. L'homme concerné répondi tout bonnement, je ne fais que faire mon devoir monsieur, vous avez volé ma vie, je vole la votre. En entendant ses paroles, le compte se mis a hurler qu'il était innocent tout en sachant que dans moins de quelques secondes la mort l'emporterait."
Morale de l'histoire: L'homme a un instinc de survie très fort, même pour renier ses erreures et tuer les autres a la place de lui même. Donc l'homme est égoiste et cruel envers sa propre race et encore plus avec les autres.

# Postato martedì 14 aprile 2009 08:13

Modificato giovedì 16 luglio 2009 16:18

Une voix étrange couroné d'un soupson de folie apparait dans ma tête et rie a plein poumons.

Une voix étrange couroné d'un soupson de folie apparait dans ma tête et rie a plein poumons.
« J'étais là quand les grandes cités des hommes furent fondées. J'étais là quand les guerres ont commencées. J'étais là quand les grands prophètes virent en ce monde. J'étais là quand la prophétie fut faite. Et j'étais là quand elle naquit. » Écrit sur une simple inspiration.



Tu me manque, est-ce que tu le sais au moins ? Je l'espere. Plus les jours passe et plus ton absence pèse sur ma conscience. Malheureusement tu es parti, pour ne plus revenir et je n'y peu rien. Je sais que c'était pour mon bien, seulement tu me manque terriblement. Plus que personne ne peu l'imaginer. Tu étais mon frère, mon père, mon ami, mon confidant, mon épaule pour pleurer, mon sourir, ma joix, mon bien être, mon ange, mon gardien, mon monde...ma vie. Mais maintenant je dois faire sans toi, m'occuper de moi seule, apprendre a vivre sans t'avoir a mes cotés. Ton sort n'était pas mérité, tu as toujours été bon, leur jugement est injuste. Je pense souvent a toi et je t'imagine avec moi. Étrangement, même si ce n'est qu'une illusion, je peux parfois encore sentir ta présence, dans mes souvenirs, dans mon coeur et ma tête. Tu as tellement compté pour moi, et mon amour pour toi augmente a chaque seconde. Par contre tu n'es plus la, je dois donc m'ouvrir les yeux sur le fait que maintenant je suis seule, que tu ne reviendra plus. Jamais plus...

# Postato domenica 03 maggio 2009 20:52

Modificato giovedì 20 agosto 2009 21:52

J'exectre le jour ou ce délire grotesque est apparue, le jour ou ton doux visage est venu troubler mes sublimes cauchemards.

J'exectre le jour ou ce délire grotesque est apparue, le jour ou ton doux visage est venu troubler mes sublimes cauchemards.
La Mort Rouge avait pendant longtemps dépeuplé la contrée. Jamais peste ne fut si fatale, si horrible. Son avatar, c'était le sang, la rougeur et la hideur du sang. C'étaient des douleurs aiguës, un vertige soudain, et puis un suintement abondant par les pores, et la dissolution de l'être. Des taches pourpres sur le corps, et spécialement sur le visage de la victime, la mettaient au ban de l'humanité, et lui fermaient tout secours et toute sympathie. L'invasion, le résultat de la maladie, tout cela était l'affaire d'une demi-heure.

Mais le prince Prospero était heureux, et intrépide, et sagace. Quand ses domaines furent à moitié dépeuplés, il convoqua un millier d'amis vigoureux et allègres de c½ur, choisis parmi les chevaliers et les dames de sa cour, et se fit avec eux une retraite profonde dans une de ses abbayes fortifiées. C'était un vaste et magnifique bâtiment, une création du prince, d'un goût excentrique et cependant grandiose. Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous. Ils résolurent de se barricader contre les impulsions soudaines du désespoir extérieur et de fermer toute issue aux frénésies du dedans. L'abbaye fut largement approvisionnée. Grâce à ces précautions, les courtisans pouvaient jeter le défi à la contagion. Le monde extérieur s'arrangerait comme il pourrait. En attendant, c'était folie de s'affliger ou de penser. Le prince avait pourvu à tous le moyens de plaisir. Il y avait des bouffons, il y avait des improvisateurs, des danseurs, des musiciens, il y avait le beau sous toutes ses formes, il y avait le vin. En dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Au-dehors, la Mort Rouge.

Ce fut vers la fin du cinquième ou sixième mois de sa retraite, et pendant que le fléau sévissait au-dehors avec le plus de rage, que le prince Prospero gratifia ses mille amis d'un bal masqué de la plus insolite magnificence.

Tableau voluptueux que cette mascarade! Mais d'abord laissez-moi vous décrire les salles où elle eut lieu. Il y en avait sept, une enfilade impériale. Dans beaucoup de palais, ces séries de salons forment de longues perspectives en ligne droite, quand les battants des portes sont rabattus sur les murs de chaque côté, de sorte que le regard s'enfonce jusqu'au bout sans obstacle. Ici, le cas était fort différent, comme on pouvait s'y attendre de la part du duc et de son goût très vif pour le bizarre. Les salles étaient si irrégulièrement disposées que l'oeil n'en pouvait guère embrasser plus d'une à la fois. Au bout d'un espace de vingt à trente yards il y avait un brusque détour, et à chaque coude un nouvel aspect. A droite et à gauche, au milieu de chaque mur, une haute et étroite fenêtre gothique donnait sur un corridor fermé qui suivait les sinuosités de l'appartement. Chaque fenêtre était faite de verres colorés en harmonie avec le ton dominant dans les décorations de la salle sur laquelle elle s'ouvrait. Celle qui occupait l'extrémité orientale, par exemple, était tendue de bleu, et les fenêtres étaient d'un bleu profond. La seconde pièce était ornée et tendue de pourpre, et les carreaux étaient pourpres. La troisième, entièrement verte, et vertes les fenêtres. La quatrième, décorée d'orange, était éclairée par une fenêtre orangée, la cinquième, blanche, la sixième, violette.

La septième salle était rigoureusement ensevelie de tentures de velours noir qui revêtaient tout le plafond et les murs, et retombaient en lourdes nappes sur un tapis de même étoffe et de même couleur. Mais, dans cette chambre seulement, la couleur des fenêtres ne correspondait pas à la décoration. Les carreaux étaient écarlates, d'une couleur intense de sang.

Or, dans aucune des sept salles, à travers les ornements d'or éparpillés à profusion çà et là ou suspendus aux lambris, on ne voyait de lampe ni de candélabre. Ni lampes, ni bougies; aucune lumière de cette sorte dans cette longue suite de pièces. Mais, dans les corridors qui leur servaient de ceinture, juste en face de chaque fenêtre, se dressait un énorme trépied, avec un brasier éclatant, qui projetait ses rayons à travers les carreaux de couleur et illuminait la salle d'une manière éblouissante. Ainsi se produisait une multitude d'aspects chatoyants et fantastiques. Mais dans la chambre de l'ouest, la chambre noire, la lumière du brasier qui ruisselait sur les tentures noires à travers les carreaux sanglants était épouvantablement sinistre, et donnait aux physionomies des imprudents qui y entraient un aspect tellement étrange, que bien peu de danseurs se sentaient le courage de mettre les pieds dans son enceinte magique.

C'était aussi dans cette salle que s'élevait, contre le mur de l'ouest, une gigantesque horloge d'ébène. Son pendule se balançait avec un tic-tac sourd, lourd, monotone; et quand l'aiguille des minutes avait fait le circuit du cadran et que l'heure allait sonner, il s'élevait des poumons d'airain de la machine un son clair, éclatant, profond et excessivement musical, mais d'une note si particulière et d'une énergie telle, que d'heure en heure, les musiciens de l'orchestre étaient contraints d'interrompre un instant leurs accords pour écouter la musique de l'heure; les valseurs alors cessaient forcément leurs évolutions; un trouble momentané courait dans toute la joyeuse compagnie; et, tant que vibrait le carillon, on remarquait que les plus fous devenaient pâles, et que les plus âgés et les plus rassis passaient leurs mains sur leurs fronts, comme dans une méditation ou une rêverie délirante. Mais quand l'écho s'était tout à fait évanoui, une légère hilarité circulait, par toute l'assemblée; les musiciens s'entre-regardaient et souriaient de leurs nerfs et de leur folie, et se juraient tout bas, les uns aux autres, que la prochaine sonnerie ne produirait pas en eux la même émotion; et puis, après la fuite des soixante minutes qui comprennent les trois mille six cents secondes de l'heure disparue, arrivait une nouvelle sonnerie de la fatale horloge, et c'étaient le même trouble, le même frisson, les mêmes rêveries.

Mais en dépit de tout cela, c'était une joyeuse et magnifique orgie. Le goût du duc était tout particulier. Il avait un oeil sûr à l'endroit des couleurs et des effets. Il méprisait le décorum de la mode. Ses plans étaient téméraires et sauvages et ses conceptions brillaient d'une splendeur barbare. Il y a des gens qui l'auraient jugé fou. Ses courtisans sentaient bien qu'il ne l'était pas. Mais il fallait l'entendre, le voir, le toucher, pour être sûr qu'il ne l'était pas.

Il avait, à l'occasion de cette grande fête, présidé en grande partie à la décoration mobilière des sept salons, et c'était son goût personnel qui avait commandé le style des travestissements. A coup sûr, c'étaient des conceptions grotesques. C'était éblouissant, étincelant; il y avait du piquant et du fantastique, beaucoup de ce qu'on a vu depuis dans Hernani. Il y avait des figures vraiment grotesques, absurdement équipées, incongrûment bâties; des fantaisies monstrueuses comme la folie; il y avait du beau, du licencieux, du bizarre en quantité, tant soit peu de terrible, et du dégoûtant à foison. Bref, c'était comme une multitude de rêves qui se pavanaient çà et là dans les sept salons. Et ces rêves se contorsionnaient en tous sens, prenant la couleur des chambres, et l'on eût dit qu'ils exécutaient la musique avec leurs pieds, et que les airs étranges de l'orchestre étaient l'écho de leur pas.

Et de temps en temps on entend sonner l'horloge d'ébène dans la salle de velours. Et alors, pour un moment, tout s'arrête, tout se tait, excepté la voix de l'horloge. Les rêves sont glacés, paralysés dans leurs postures. Mais les échos de la sonnerie s'évanouissent, ils n'ont duré qu'un instant, et à peine ont-ils fui, qu'une hilarité légère et mal contenue circule partout. Et la musique s'enfle de nouveau, et les rêves revivent, et ils se tordent çà et là plus joyeusement que jamais, reflétant la couleur des fenêtres à travers lesquelles ruisselle le rayonnement des trépieds. Mais dans la chambre qui est là-bas tout à l'ouest aucun masque n'ose maintenant s'aventurer; car la nuit avance, et une lumière plus rouge afflue à travers les carreaux couleur de sang, et la noirceur des draperies funèbres est effrayante; et à l'étourdi qui met le pied sur le tapis funèbre l'horloge d'ébène envoie un carillon plus lourd, plus solennellement énergique que celui qui frappe les oreilles des masques tourbillonnant dans l'insouciance lointaine des autres salles.

Quant à ces pièces-là, elles fourmillent de monde, et le c½ur de la vie y battait fièvreusement. Et la tête tourbillonnait toujours, lorsque s'éleva enfin le son de minuit de l'horloge. Alors, comme je l'ai dit, la musique s'arrêta; le tournoiement des valseurs fut suspendu; il se fit partout, comme naguère, une anxieuse immobilité. Mais le timbre de l'horloge avait cette fois douze coups à sonner; aussi il se peut bien que plus de pensée se soit glissée dans les méditations de ceux qui pensaient parmi cette foule festoyante. Et ce fut peut-être aussi pour cela que plusieurs personnes parmi cette foule, avant que les derniers échos du dernier coup fussent noyés dans le silence, avaient eu le temps de s'apercevoir de la présence d'un masque qui jusque-là n'avait aucunement attiré l'attention. Et, la nouvelle de cette intrusion s'étant répandue en un chuchotement à la ronde, il s'éleva de toute l'assemblée un bourdonnement, puis, finalement de terreur, d'horreur et de dégoût.

Dans une réunion de fantômes telle que je l'ai décrite, il fallait sans doute une apparition bien extraordinaire pour causer une telle sensation. La licence carnavalesque de cette nuit était, il est vrai, à peu près illimitée; mais le personnage en question avait dépassé l'extravagance d'un Hérode, et franchi les bornes, cependant complaisantes, du décorum imposé par le prince. Il y a dans les c½urs des plus insouciants des cordes qui ne se laissent pas toucher sans émotion. Même chez les plus dépravés, chez ceux pour qui la vie et la mort sont également un jeu, il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas jouer. Toute l'assemblée parut alors sentir profondément le mauvais goût et l'inconvenance de la conduite et du costume de l'étranger. Le personnage était grand et décharné, et enveloppé d'un suaire de la tête aux pieds. Le masque qui cachait le visage représentait si bien la physionomie d'un cadavre raidi, que l'analyse la plus minutieuse aurait difficilement découvert l'artifice. Et cependant, tous ces fous joyeux auraient peut-être supporté, sinon approuvé, cette laide plaisanterie. Mais le masque avait été jusqu'à adopter le type de la Mort rouge. Son vêtement était barbouillé de sang, et son large front, ainsi que tous les traits de sa face, étaient aspergés de l'épouvantable écarlate.

Quand les yeux du prince Prospero tombèrent sur cette figure de spectre qui, d'un mouvement lent, solennel, emphatique, comme pour mieux soutenir son rôle, se promenait çà et là à travers les danseurs, on le vit d'abord convulsé par un violent frisson de terreur ou de dégoût; mais une seconde après, son front s'empourpra de rage.

- Qui ose, demanda-t-il, d'une voix enrouée, aux courtisans debout près de lui; qui ose nous insulter par cette ironie blasphématoire? Emparez-vous de lui, et démasquez-le; que nous sachions qui nous aurons à prendre aux créneaux, au lever du soleil!

C'était dans la chambre de l'est ou chambre bleue, que se trouvait le prince Prospero, quand il prononça ces paroles. Elles retentirent fortement et clairement à travers les sept salons, car le prince était un homme impétueux et robuste, et la musique s'était tue à un signe de sa main.

C'était dans la chambre bleue que se tenait le prince, avec un groupe de pâles courtisanes à ses côtés. D'abord, pendant qu'il parlait, il y eut parmi le groupe un léger mouvement en avant dans la direction de l'intrus, qui fut un instant presque à leur portée, et qui maintenant, d'un pas délibéré et majestueux, se rapprochait de plus en plus du prince. Mais par suite d'une certaine terreur indéfinissable que l'audace insensée du masque avait inspirée à toute la société, il ne se trouva personne pour lui mettre la main dessus; si bien que, ne trouvant aucun obstacle, il passa à deux pas de la personne du prince; et, pendant que l'immense assemblée, comme obéissant à un seul mouvement, reculait du centre de la salle vers les murs, il continua sa route sans interruption, de ce même pas solennel et mesuré qui l'avait tout d'abord caractérisé, de la chambre bleue à la chambre pourpre, de la chambre pourpre à la chambre verte, de la verte à l'orange, de celle-ci à la blanche, et de celle-là à la violette, avant qu'on eût fait un mouvement décisif pour l'arrêter.

Ce fut alors, toutefois, que le prince Prospero, exaspéré par la rage et la honte de sa lâcheté d'une minute, s'élança précipitamment à travers les six chambres, où nul ne le suivit; car une terreur mortelle s'était emparée de tout le monde. Il brandissait un poignard nu, et s'était approché impétueusement à une distance de trois ou quatre pieds du fantôme qui battait en retraite, quand ce dernier, arrivé à l'extrémité de la salle de velours, se retourna brusquement et fit face à celui qui le poursuivait. Un cri aigu partit, et le poignard glissa avec un éclair sur le tapis funèbre où le prince Prospero tombait mort une seconde après.

Alors, invoquant le courage violent du désespoir, une foule de masques se précipita à la fois dans la chambre noire; et, saisissant l'inconnu, qui se tenait, comme une grande statue, droit et immobile dans l'ombre de l'horloge d'ébène, ils se sentirent suffoqués par une terreur sans nom, en voyant que sous le linceul et le masque cadavéreux, qu'ils avaient empoigné avec une si violente énergie, ne logeait aucune forme humaine.

On reconnut alors la présence de la Mort rouge. Elle était venue comme un voleur de nuit. Et tous les convives tombèrent un à un dans les salles de l'orgie inondées d'une rose sanglante, et chacun mourut dans la posture désespérée de sa chute.

Et la vie de l'horloge d'ébène disparut avec celle du dernier de ces êtres joyeux. Et les flammes des trépieds expièrent. Et les Ténèbres, et la Ruine, et la Mort rouge établirent sur toutes choses leur empire illimité.

Une Autre nouvelle de Edgar Allan Poe intitulée Le masque de la mort rouge.

# Postato sabato 09 maggio 2009 18:10

Modificato giovedì 28 maggio 2009 09:00